Vénus avec quelques kilos en moins

Certains (qui me connaissent) pourraient penser que je suis mal placée pour mettre le doigt sur ça…
Eh bien en fait je suis très bien placée car contrairement à d’autres je ne le fais pas exprès
Ça me fait mal au ventre quand j’en vois certaines s’affamer, se retoucher pour ressembler au « star system »… On a l’impression parfois d’avoir des « clones » devant nous… même allure, même fringues, même coiffure, même façon de parler, de penser… à croire qu’elles ont hontes de qui elle sont !!

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Une jeune artiste a retouché des tableaux classiques, selon les canons de beauté de notre époque.

La Vénus Anadyomène de Jean-Auguste-Dominique Ingres, avant, et après les retouches d’Anna Utopia Giordiano. – DR

Codes de la mode, indépendance des femmes, hyperféminisation et hypersexualisation, la jeune artiste italienne Anna Utopia Giordiano a décidé de réinterpréter des célèbres tableaux pour interroger notre société : à quoi ressembleraient les femmes de Botticelli ou d’Ingres si elles étaient peintes avec nos codes de beauté contemporains.

«Je retouchais des photos pour le livre d’un ami et je réfléchissais dans notre société à l’importance des réseaux sociaux et du devoir de paraître», raconte-t-elle à Next, lorsqu’elle a eu l’idée de ce travail, en mai. «Aujourd’hui, pour être accepté, il faut transformer son apparence

La Naissance de Vénus de Botticelli, avant et après.

Elle décide de travailler spécialement sur l’image de Vénus, «l’icône de beauté par excellence». «Utiliser un logiciel de retouche photo pour écorner un mythe qui apparaît intouchable dans l’inconscient collectif, donne une impression incroyable et tragique à la fois», note-t-elle.

Une fois passées sous les scalpels de photoshop, les Vénus sont désormais beaucoup plus fines de taille, les hanches ont pratiquement disparus et les seins sont, en proportion, plus gros. La Naissance de Vénus (1485) de Botticelli semble maintenant si maigre au centre de sa coquille Saint-Jacques qu’on a l’impression qu’elle va se casser en deux. Dans la version originale d’Artemisia Gentileschi, la Vénus endormie (vers 1625-1630) se reposait, désormais, elle semble au bord de la mort.

La Vénus endormie, Artemisia Gentileschi, avant et après

Cette manipulation des peintures rappelle l’uniformisation arbitraire qui se déroule quotidiennement dans le monde de la mode et de la publicité. En décembre, la marque suédoise H&M – les régimes draconiens ne suffisant sans doute plus – s’est fait attraper et critiquer pour avoir collé des visages de top-models sur des corps dessinés par ordinateur. Histoire que plus rien ne dépasse.

Par QUENTIN GIRARD

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