Déni de l’existence de sentiments chez les animaux…

Janvier 2012 – Des chercheurs australiens viennent de démontrer que seul le déni de l’existence de sentiments chez les animaux de boucherie permet à l’humain de manger de la viande. Toutefois, la vie émotionnelle des vaches, agneaux, veaux et autres cochons a maintes fois été prouvée.

Vous souvenez-vous de Jeannot lapin, de Joseph le petit agneau ou autre compagnon de jeu quand vous étiez petit ? L’idée qu’un jour ils pourraient finir à la casserole vous était insupportable. C’était pourtant bien souvent le cas. En le découvrant, certains enfants se sont promis, malgré les menaces de ne pas sortir de table avant d’avoir fini leur assiette, de ne plus jamais manger de lapin, ou d’agneau, l’animal rappelant trop la douloureuse séparation ou faisant encore résonner dans la mémoire les hurlements de peur du compagnon à quatre pattes en partance pour l’abattoir. En devenant adultes, la grande majorité des humains a toutefois oublié cette compassion enfantine, allant même jusqu’à nier l’existence de tout sentiment chez les animaux, en particulier chez ceux qui finissent dans leur assiette. C’est en effet ce que viennent de démontrer des scientifiques australiens : pour manger de la viande, l’homme s’auto-persuade que l’animal ne ressent pas, ne pense pas. Sans ce déni, il ne pourrait dévorer steak ou côtelette.

Trois tests, un même résultat
Selon les résultats de l’étude menée par un groupe de psychologues sur un panel d’étudiants, les trois tests réalisés aboutissent à ce même résultat. Le premier test demandait, dans un premier temps, de noter sur une échelle de 1 à 7 les capacités sensorielles et mentales de 32 mammifères, oiseaux, poissons et reptiles. Ensuite, les étudiants devaient indiquer s’ils mangeraient les animaux ainsi notés. Résultat : plus l’animal était crédité de sentiments, moins le panel était prêt à le dévorer. Dans le deuxième test, les étudiants ont été invités à observer deux photos avec des légendes différentes. L’une décrivait un animal destiné à une vie paisible dans un cadre naturel, l’autre annonçait la mort dans l’abattoir et la fin de l’animal sur les étals du supermarché. Pour chacune, ils devaient noter, toujours sur une échelle de 1 à 7, la capacité de la vache ou du mouton de la photo à ressentir. L’animal promis à la boucherie a été moins bien noté. Enfin, le dernier exercice a requis le même type de notation à des étudiants prévenus qu’ils allaient ensuite « déguster », dans le cadre d’un test consommateur, pour certains de la viande, pour d’autres des fruits. Ceux qui se sont préparés à manger de la viande ont moins bien noté les capacités sensorielles des animaux que les croqueurs de pommes.

Ne plus se voiler la face
Pourtant, qu’on le veuille ou non, qu’on se mente ou pas, le fait est que les animaux ressentent douleur, peur, plaisir, colère, faim… Alors que Darwin le déclarait déjà en son temps, toutes les études menées sur la sentience s’accordent aujourd’hui à dire que l’animal est un être conscient et sensible qu’il soit animal de ferme, animal sauvage, ou encore animal domestique. Même chez les invertébrés, la science a démontré « un potentiel de douleur et de souffrance ».

Changer notre comportement
L’humain du XXIème siècle ne peut plus nier l’évidence et il est appelé à changer son regard et son comportement envers les animaux. La viande qui se retrouve dans son assiette provient d’un être vivant qui a développé des amitiés avec ses congénères, vécu des amours, souffert sous la violence, qui a eu peur devant la mort. One Voice, qui recommande de réduire au maximum sa consommation de viande, voire de la remplacer totalement par des protéines végétales, a d’ailleurs publié un petit guide invitant à découvrir la vie « intime » des ovins et des bovins. S’appuyant sur les dernières découvertes en termes de sentience animale, le lecteur y apprend, par exemple, que les moutons sont « capables de résoudre des problèmes complexes » et que les vaches sont « capables de sentiments très forts y compris envers les humains ». Des capacités bien loin du simple bout de viande.

Source One Voice

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