début de l’année 2012 marqué par le meurtre d’éléphants sauvages en Thaïlande

(La nacelle, une pratique douloureuse pour l’éléphant. À refuser absolument !)

Le début de l’année 2012 a été marqué par le meurtre d’éléphants sauvages dans les parc nationaux de Kaeng Krachan et de Kui Buri.
Ce n’est pas moins de six éléphants sauvages qui ont été retrouvés morts ces trois premières semaines de janvier 2012 – et ce n’est probablement que la sommet de l’iceberg. Les deux parcs nationaux occupent une très grande superficie. Kaeng Krachan est le plus grand parc national de Thaïlande. On estime que les deux parcs abritent au moins 500 éléphants sauvages.

Dans une interview, après la découverte de cinq éléphants morts, un responsable du gouvernement a allégué que ces animaux ont été tués pour fournir de la viande d’éléphant et des organes sexuels à des restaurants de Phuket, à l’usage de touristes étrangers.

Ces nouvelles ont choqué une grande partie de la société thaïlandaise, pour qui l’éléphant est un animal sacré. Mais aujourd’hui cette allégation est loin d’être prouvée. Dans l’état actuel des informations, ni le Natural Resources and Environmental Crime Suppression Division (NRECD), ni le bureau du gouverneur de Phuket n’ont établi que de tels restaurants existent.
Le haut fonctionnaire qui a fait la déclaration, n’a fourni aucun élément à l’appui de sa thèse. Le fait que la plupart des cadavres aient été incinérés ne plaide pas en faveur de ses déclarations. Il semble bien que cette explication sensationnelle ait été fournie délibérément pour masquer la réalité. Ceci pour une raison quelconque.

——– La raison authentique de l’assassinat de ces éléphants peut être expliquée d’une manière beaucoup plus convaincante.——–

La valeur marchande des jeunes éléphants destinés aux camps d’éléphants a grimpé à l’échelle nationale parce qu’il n’y a pas assez de bébés nés en captivité pour satisfaire la demande [1].

Cette faiblesse de l’offre face à la demande, explique le prix très élevé que les propriétaires de camp et les hommes d’affaires sont prêts à payer. Entre deux et quatre ans, une femelle peut, par exemple, désormais aller chercher dans les 800.000 à 1 million de THB soit de 22.000 à 24.000 EUR
Les bébés éléphants sont capturé dans la jungle thaïlandaise par tous les moyens. Les mères se font abattre. Les jeunes adultes mâles qui protègent les éléphanteaux du troupeau sont aussi tués.

Les braconniers interrogés, disent qu’il est commun de tuer jusqu’à trois éléphants pour la capture d’un seul bébé dans la forêt. Une fois que les éléphants ont été abattus, le bébé éléphant reste à proximité des adultes morts tandis que le reste du troupeau s’éloigne pour se mettre à l’abri.
Souvent, les braconniers ont alors, juste le temps pour capturer le bébé, avant le retour du troupeau [2]. Ceci explique le fait que certains éléphants morts sont retrouvés avec leurs défenses intactes alors que les prélever et les vendre serait très lucratif [3] mais cela prendrait trop de temps.

Les braconniers perçoivent environ 300.000 THB (7.300 EUR) des trafiquants de bébés éléphants intermédiaires. Ils opérent dans des places spécifiques et bien connues comme Suan Phueng , province de Ratchaburi et Sai Yok , province de Kanchanaburi. Des sites semblables existent aussi dans le Nord, dans des province comme celles de Tak et de Mae Hong Son.

Une fois que les bébés ont été capturés dans la forêt, ils sont déplacés dans des « maisons sûres » dans les zones frontalières contrôlées par des politiciens corrompus, des responsables gouvernementaux et des hommes d’affaires influents. Les jeunes pachydermes sont « apprivoisés » par des rituels de torture d’une semaine pour briser leur volonté (vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=yOdsReg20u4&feature=player_embedded

.
Ils sont ensuite rapproché d’une « mère nourricière », un éléphant femelle captif . L’établissement de cette relation est particulièrement important pour le transport futur de l’éléphant en dehors des zones contrôlées par les criminels.

Lors du transport, bébés éléphants sont présentés comme des rejetons issus d’éléphants domestiques plus âgés, détenues légalement. En Thaïlande , la loi stipule que tout animal né en captivité doit être enregistré, dans les neuf ans. Cette durée ouvre la porte ouverte à tous les abus.

Dernièrement, les gangs ont effectué le déplacement d’éléphants bébé dans sur le plateau de pick-up modifiés Ceci est beaucoup plus téméraire et montre qu’ils n’ont pas peur d’être pris. C’est un signe qui ne trompe pas : ils sont soutenus par des personnes influentes.

Le bénéfice de ces gangs est énorme. Des propriétaires de camps d’éléphant payent jusqu’à 1.000.000 de THB pour un bébé. Le gang ne versant que 300.000 THB environ aux braconniers. Une fois les quelques frais tels la corruption de fonctionnaires sur le chemin, ils peuvent réaliser jusqu’à 600.000 THB (14.500 EUR) par éléphant.

Il a été estimé que les éléphants bébé sont transportés à travers Ratchaburi et Kanchanaburi au moins deux fois par semaine. Cela suggère un chiffre d’affaires annuel d’au moins 100 éléphants, ou de 80 à 90 millions THB (2,2 millions d’EUR), avec un bénéfice de 50 millions THB (1,2 millions EUR) pour le gang de trafiquants.

Le gouvernement thaïlandais a toujours nié que les éléphants de la contrebande soient originaires de Thaïlande, affirmant qu’ils venaient de Birmanie. Les dernières évènement à Kaeng Krachan et Kui Buri montrent que le problème existe bel et bien en Thaïlande. Il est urgent de le prendre ce problème de trafic au sérieux et de le résoudre rapidement.
Une action doit être entreprise et elle doit être transparente.

Pour tout touriste visitant un camp d’éléphants et montant, parfois avec naïveté, ces magnifiques animaux, la transparence a des conséquences importantes. Les touriste ignorent souvent ce qui se passe, et de fait soutiennent le meurtre et la torture d’éléphants nés sauvages.

Nous défions tout fonctionnaire, tout politicien [4] qui nient ces faits, de visiter les camps d’éléphant de Ayutthaya, Chiang Mai, Hua Hin, Kanchanaburi, Pattaya, Phuket, Samui ou n’importe où ailleurs dans le pays, et d’obliger les propriétaires de tous les éléphants âgés de moins de 20 ans à effectuer un test ADN sur leurs animaux. Ce test permettrait de vérifier que les jeunes éléphants sont vraiment le fruit de leur prétendue « mères ».

On estime que plus de la moitié de tous les jeunes éléphants dans les camps de touristes à l’échelle nationale sont nés sauvages.

D’après Edwin Wiek, secrétaire général de Wildlife Friends Foundation Thailand (WFFT).

Notes
[1] La plupart des tours opérateurs et leurs complices des médias diffusent une thèse mensongère affirmant que les éléphants qui travaillent dans ces parc seraient des éléphants reconvertis du travail forestier. Cette thèse est absurde. Les camps d’éléphants sont devenus pour la plupart des sources de profits considérables.

[2] Et / ou la venue de témoins alertés par les coups de feu.

[3] Une petite paire de défenses va facilement chercher dans les 100.000 THB (2.400 EUR)

[4] Ou touristes qui veulent avoir bonne conscience.

Lien du doc : http://www.kanchanaburi-guide.com/elephants-tues-pour-les-restaurants.html#.Ty1m91Xs3Go.facebook

Vu sur le mur de Association de protection animale « Oscar et Pilitte » (merci pour le partage)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s